Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 12:38
 

Tu passes près de moi, merveilleuse et cruelle,

Ton cœur ne me voit plus, il regarde au-delà

l'eau vive de la joie alors à capela

J'arpente de l'ennui la blafarde ruelle...

 

Sans un moindre regard, frivole et sensuelle,

Tu vas indifférente, esseulé me voilà

Ignoré par ton ombre : à quoi bon être là ;

Tu bâtis ma prison d'une habile truelle...

 

Morne et plate étendue aux couleurs de ma vie

S'éternise l'hiver. Ultime et pauvre envie,

Seul le rêve me fait survivre au quotidien...

 

Au matin, je me lève astreint par l'habitude,

Résonne à l'infini la vaste solitude

Et tu mêles ton rire à d'autres que le mien...

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires