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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 01:08

Même si elle sait qu’elle devra plus tard

Subir le poids abject d’hommes ivres sur elle

Et feindre le désir, faussement sensuelle

Pour quelques billets se vendre au lupanar…

Héroïne d’un soir dans ce bar malfamé,

Sous une clarté blafarde, improbable danseuse,

Elle exhibe son corps, vulgaire et aguicheuse,

Et provoque à dessein le regard affamé

Des êtres concupiscents qui la mange des yeux…

Galante en bas de soie ondoyante et féline,

A dessein allumeuse, elle prend pose câline

Et s’effeuille avec art grisant les envieux…

Exaltant d’un tango le trouble sentiment,

Plus femme que perverse inventant le blasphème,

Elle semble caresser la musique elle-même

Et mépriser le jeu dont elle est l’instrument…

Parmi les débauchés qu’elle prend pour des dieux,    

Elle se moque soudain du quotidien rebelle,

L’espace d’une danse elle s’affirme belle

Et s’imagine reine adulée en ces lieux…

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commentaires

S
<br /> <br /> Très beau poème, qui de plus traite d'un sujet fort. Comme Hugo vous savez sublimer les tristesses humaines.<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> une comparaison qui me fait rougir, amitié et merci<br /> <br /> <br /> <br />