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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 13:18

J’ai confié mon chagrin au silence des pierres,

Sur le marbre posé des gerbes de prières,

Dans les bras d’une morte aux grands yeux nébuleux,

Longuement j’ai pleuré mon ennui fabuleux…

Est-il regret plus long que celui d’une mère

Quand l’amour nous poursuit dans l’ombre douce-amère…

Je suis cet orphelin dont je maudis le deuil,

Reviens le temps jadis nimbé d’un blanc linceul ;

Voilà que je suis fou déjà je perds la tête,

Partout autour de moi je vois sa silhouette,

Dans la rue, elle danse et s’enlace à mon pas

Puis me laisse plus seul contempler son trépas…

Intemporelle femme au visage d’argile,

Gravée en ma mémoire, invisible et fragile,

Le soir elle est ici, plus tard elle est là-bas

Je ne sais quoi rêver mon cœur est bien trop las !...

Il est des jours ainsi plus gris que d’habitude

Où l’absence me pèse et dit ma solitude ;

J’ai beau fermer les yeux ne plus vouloir penser,

Lorsque vient le matin je voudrai l’embrasser…

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commentaires

Mona 16/11/2010 18:19



J'aime ce poème qui me glace un peu tant les sentiments exprimés sont forts et poignants...