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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 10:35

Rêve en suspension, volets bleus délavés,
En surplomb de la mer que le ciel dodeline,
Maison blanche étalée au flanc d’une colline ;
Le velouté du vivre hant
e ma vision…

Dans tes yeux mon amour, vestale l’horizon
Chuchote à mots feutrés l’envol des tourterelles,
S’exhalent des senteurs de pommes et d’airelles
Des bosquets de jasmin fleurent la
frondaison…

Nous buvons le vin frais de nos cœurs apaisés,
Sur sa tige, la lune à des joues d’opaline,
Dans sa douce clarté descend l’heure câline ;
Ton souffle dans mon cou s’emperle
de baisers…

Sur la rose des vents, dans le jour décroissant,
Un pendule éthéré lestement se balance,
L’heure passe, s’étale, habite le silence ;
Le clapotis de l’eau, seul, f
rémit languissant…

Sous les doigts musiciens de l’illustre orpailleur,
Corsages échancrés nimbés de serpentines,
Les larmes de la nuit, en bouquets d’églantines,
Sèment au firmament des g
raines de bonheur…

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 23:33

Entre chien et loup, déversant des amphores
De miel, un titan, dans l’intervalle ténu
Où s’échappe l’abîme, écrit des métaphores ;
L’or ruisselle abondant dans l’espace chenu…

La lumière solaire étend ses grandes ailes.
Sous son abyssal flot, les formes, les couleurs
Se défeuillent soudain des encres informelles
Et nébuleuses où maraudent les voleurs…

Demoiselle coquette aux prunelles mouillées,
La terre se toilette et maquille ses yeux
De vert ourlé de bleu. Les ombres, dépouillées
S’émiettent en lambeaux sous la clarté des cieux…

La nature, au sommeil, ne peut-être asservie.
Plus un spectre ni même un miasme nuiteux
Ne s’appareille encore aux branches de la vie
Diffusant à foison des parfums capiteux…

Aplats d’indigo clair crénelé de dentelles,
Tissages de coton, moutonneux, filandreux,
À l’aube, dans le ciel, un essaim d’hirondelles
Fracture l’horizon, le jour se lève heureux…

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 13:28

Le long d’une gouttière, un félin téméraire
Apprivoise le vide, avance à pas feutrés.
Sur l’ardoise des toits, l’équilibre est précaire.
Elfes évanescents, maints souffles éthérés
Divaguent. Cristallin, le visage lunaire
Des choses déambule. Ondoyante clarté,
Sur le fil lactescent une ombre solitaire
S’effeuille et se dévoile en toute intimité.
Essence de parfum, sous un galon de brume,
Estampée, en demi-teinte, une empreinte au fusain
Ondule vaporeuse. Une sirène brune
Donne corps et visage à mon rêve incertain.
Froissements de draps blanc sur le lit d’une étoile,
Le temps se cristallise en larmes de grésil,
Il neige sur mon cœur, soudain la nuit se voile ;
Il n’est d’autre départ que celui de l’exil…

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:33

 

Il n’est point de lumière où l’ombre ne lui pas.

De prismes fragmentés, nimbés de reflets moires,

Taciturne clarté, soleil de mes nuits noires,

Tu hanteras les jours à chacun de mes pas…

 

Pétri par le métal rude d’un spleen profond, 

Le mal vivre m’étreint et mon humeur est sombre.

J’ai beau avoir perdu la clef qui mène au nombre

D’or et tourner en rond sous un morne plafond,

Dans ma tête, une voix chantonne à cappella

Un couplet d’espérance et le temps se fragmente.

Dans la clarté jaunâtre où mon cœur se lamente,

Estampée, à toute heure, une présence est là…

 

Il n’est point de lumière où l’ombre ne lui pas.

De prismes fragmentés, nimbés de reflets moires,

Taciturne clarté, soleil de mes nuits noires,

Tu hanteras les jours à chacun de mes pas…

 

    Tenace souvenir d’un amour sublimé,

Ondulante et mouvante, au creux du vague à l’âme,

Insoumise, demeure une petite flamme ;

Rien ne lasse jamais tout subsiste imprimé…

Et même, si lointaine, elle semble ignorer

Mes tendres sentiments, ma mémoire en est pleine. 

Et même si je sais que toute attente est vaine,

Je ne peux m’empêcher, elle, de l’adorer…

 

Il n’est point de lumière où l’ombre ne lui pas.

De prismes fragmentés, nimbés de reflets moires,

Taciturne clarté, soleil de mes nuits noires,

Tu hanteras les jours à chacun de mes pas…

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:18

Lorsqu’hanté par des voix le silence résonne,

Une présence est là qui se moque de moi.

Je chuchote des mots d’amour que personne

N’écoute, alors, je tourne en rond, rempli d’émoi…

 

Les yeux mouillés, je rode aux seuils des portes closes.

Une lampe s’éteint, me laissant dans le noir.

Comme un chien éperdu, face aux heures moroses,

Je sais l’attente vaine et futile l’espoir…

 

J’ai mal au cœur, le froid m’étreint, soudain me glace.

Une étrangère me toise et puis me laisse choir.

Je contemple l’espace où je n’ai pas de place.

J’attends mais rien ne vient ; déjà tombe le soir… 

 

Elle me sait à ses pieds et pourtant pas un signe,

Ni même un geste tendre, elle rit dans l’ailleurs.

À quoi bon supplier, il me faut rester digne,

Sans m’épancher, partir loin, vers des jours meilleurs,

 

La laisser à son monde où j’ai peu d’importance.

Même si je la pleure, à présent je le sais ;

Je n’aurai le regret de son indifférence.

L’existence est ainsi : « pour un mal un bienfait. »  

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:16

Tardif assaut final de l'hiver obstiné,

Des ongles de cristal griffent le paysage,

Ils figent, au matin, le printemps nouveau-né

Et entoilent le jour sous un épais corsage…

 

De grands arbres transis se penchent effarés

Sur la terre fardée, enduite de filasse.

Lapis-lazuli, seuls des reflets chamarrés,

Irisés de vermeil zigzaguent sur la glace…

 

Un silence d’église habite les sous-bois

Ni musique ni chants et point de saxophones,

N’égaient la feuillaison ; Pas de merle aux abois,

Ensachés par le gel, tous les nids sont aphones…

 

Où es-tu mon amour, je ne sens plus ta main.

Le verdict est tombé. Je ne vois plus ton ombre

Danser sous les grands pins, dois-je croire à demain ?

Je n’entends plus ta voix déchirer la pénombre… 

 

La neige, cette nuit, blanc linceul de coton,

A posé sur mon cœur des étoiles de givre.

Sur la branche d’un chêne, un oiseau vagabond

M’indique le chemin du vouloir et du vivre… 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:10

Accrochée au plafond l’araignée insomniaque

Entrelace sa toile. Assidue et maniaque,

Elle tisse son piège, avec soin. Lentement,

Me suspend à ses fils sans aucun sentiment.

Empêtré, médusé, je divague, titube

Et suffoque encordé, confiné dans son cube.

J’ai beau crier, pleurer, je demeure captif ;

L’animal me regarde et me fixe, attentif.

Il m’effleure, me tâte, armé de ses pincettes ;

Je vois venir la mort dans ses yeux à facettes.

Sans trembler ni frémir, d’un mouvement bénin,

L’épeire, dans mon crâne, injecte son venin.

Je cherche le moyen de distendre l’étreinte

Dont je n’ai pas la clef, le désespoir m’éreinte,

Me lamine, m’élime à grands coups de rabots.

Un fantôme me nargue et me tourne le dos.

Insipide, Ma Vie Hurle vous la solitude

Et déverse sur moi des torrents d’amertume :  

« Minable, qu’as-tu fait de moi, sinon du rien ?

Tu as flétri mes fruits, mes offrandes, mon bien,

Disparaît de ma vue avant que je t’empoigne ! » 

La force m’abandonne et le vivre s’éloigne…

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:05

Au marché, ce matin, un ciel bas, nébuleux

A posé son coton sur la face des choses.

Sous son voile mouillé, âmes et troncs calleux,

Émergent du grésil des monceaux d’ecchymoses

 

Clarté spectrale de soleil moribond

S’époumone et s’échine à percer la mantille

De la veuve éplorée en état d’abandon

Qui sur la route tend, aux passants, sa sébile.

 

Nichés entre ses seins, ses enfants édentés,

Revêtus de haillons, tous porteurs d’un ulcère,

La regarde couper, en quignons émiettés,

Indigeste et rassis, le pain de la misère…

 

Ors anciens vermoulus, vieux livres écornés,

Draps crasseux, éculés, tentures décrépies,

Mobiliers piquetés, vêtements élimés,

 Plats et couverts rouillés, verreries cramoisies…,

 

Vielle femme fardée assise sur un banc,  

Dos courbé, contemplant l’horizon monotone,

     Aux portes de l’hiver, corps flétri, sur le flanc,

La nature a sorti sa desserte d’automne…

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:01

Tout passe, se lasse et, comme le sable fin,

Nous glisse entre les doigts. S’estompe le parfum

Que l’on aurait voulu permanent et tenace,

Que l’on aurait voulu garder dans sa besace,

Garder au fond de soi. Tout passe sans raisons,

S’abîme et puis s’efface au rythme des saisons.

Éphémère l’amour, par le chas d’une aiguille

S’échappe de nos cœurs mouvant comme une anguille.

Le printemps porte en lui les germes du cancer

Et l’été n’est que leurre au profit de l’hiver. 

Pas de temps, point de place et pas même un espace,

Englué dans la nasse, on est bon pour la casse !

Nul sentiment ne vient éclaircir le néant ;

L’indifférence avance à grands pas de géant…

Versatile, l’humeur ignore et puis efface

Les souvenirs heureux dont un jour on se lasse,

Ces moments précieux, naguère sublimés,

Qui nous ont tout donnés, que l’on disait aimés.  

Sans aucun état d’âme, on se métamorphose,

D’un simple trait de plume, on passe à autre chose...

Dos à dos, loin des yeux marchent des inconnus,

 L’un et l’autre, soudain sans fard, se montrent nus :

L’un rit et l’autre pleure à l’aube qui s’efface

L’un pleure et l’autre rit de l’aube qui s’efface…    

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 06:42

À l’heure où l’horizon, broyé par les ténèbres,

Se courbe de fatigue, échinant ses vertèbres,

Souveraine, la nuit aiguise ses couteaux ;

L’œil s’évade et se perd sur le flanc des coteaux.

Une mantille grise estompe toutes choses,

Les arbres, les rochers, marquetés d’ecchymoses,

S’altèrent doucement dans l’abysse profond

Où le jour, en lambeaux, s’écaille et se morfond.

Soudain le zodiaque ouvre son fascicule.

Face à l’éternité, je me sens minuscule,

Chancelant, suspendu au vouloir du destin ;

Il est dit que là-haut est inscrit mon chemin.

Monstrueuse beauté, source de solitude,

Alité sur le seuil de la vaste amplitude,

Tandis que l’ombre tombe, homme, seul, démuni,

Je regarde le ciel s’étendre à l’infini.

Sa vaste profondeur me comble de vertiges ;

Ô ! Combien d’astres morts ne sont plus que vestiges… 

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