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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 11:27

À l’heure où je divague entre rêve et mensonge

Et qu’il me plaît de croire à d’autres horizons,

De chagrins en regrets, mon cœur est une éponge

Où l’espérance distille un à un ses poisons…

 

Lorsque j’ai mal aux mains d’avoir toqué aux portes,

En vain et que j’entends le désamour tisser

Des flots d’indifférence. Aux pieds des amours mortes,

Désappointé, meurtri, je ne sais que penser…

 

Lorsque l’aube nouvelle est rude et non point tendre.

Alors que je suis seul si loin dans le grésil

Et que je dis des mots que nul ne veut comprendre

Je n’ai d’autres chemins que celui de l’exil…

 

Lorsque le mal de vivre emporte mes certitudes

Et que mes rêves brisés s’écaillent en lambeaux,

À la fois amante et sœur de mes solitudes,

Seule, la nuit complice allège mes fardeaux…

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 01:24

Nuit de veille et d’ennui, coincé dans l’entre deux-monde,

J’ai beau fermer les yeux et vouloir sommeiller,

Un visage me nargue et me tient éveiller,

Entre quatre murs blancs mon âme vagabonde…

 

Je tourne, tourne en rond, mon esprit se dérobe,

il vacille et perd pied, se lève un vent mauvais,

Le cauchemar revient, je ne sais où je vais,

La tête dans le sac, la déprime m’enrobe…

 

Je présume ma vie, ennuyeuse et banale,

Je la vois défiler, s’époumoner en vain,

Que d’échecs, d’abandons, de jours sans lendemain,

J’ai si peu d’existence et ma chaise est bancale…

 

Heure sombre et lugubre au clocher minuit sonne,

Je regarde pendue une ampoule au plafond,

Tristement m’envahit ce sentiment profond,

Ultime vérité, je ne manque à personne…

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 22:45

Le tangible s’efface et mes rêves brisés
S’émiettent en lambeaux sous la houle et la vague.
Seuls d’anciens rituels s’époumonent, blasés,
À me tenir debout tandis que je divague.
Il me semble marcher, patauger, m’enfoncer
Dans des sables mouvants, un brumeux marécage.
Il n’est pas une main, une corde, un lacet,
Mon pays : un exil qui m’étreint et m’encage…

Bois flotté, ballotté, gigoté, cahoté,
Sur le frêle radeau de mes incertitudes,
Immergé, submergé, chaviré, rejeté,
Emporté par le flot des longues servitudes,
La tête entre deux eaux, comme un vieil étranger,
Sur le fil élimé des tristes habitudes,
Fatiguer de ramer, vivoter, surnager,
Je tangue sur la mer des vastes solitudes… 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 15:32

Je me sens pris au piège enclavé dans le vide,
La terre se dérobe et l’horizon s’enfuit,
Toujours la même histoire, il faut qu’on me lapide,
À quoi bon larmoyer, le ver est dans le fruit … 

Une porte se ferme et le monde s’amuse,
Triste fatalité de mon rêve déchu, 
Je ne sais si c’est moi ou l’autre qui m’abuse,
C’est ainsi je me leurre et j’en ressors déçu …

À demi-moribond, je n’en veux à personne,
Chacun a ses raisons qu’importe le motif. 
Échiné, dégouté, quand le carillon sonne
Je ne peux m’empêcher de me sentir fautif …

Je ne sais où aller. Tout est vain, dérisoire, 
Inutile et confus. Je me sens l’étranger,
Mal-aimé, l’incompris. Maudite trajectoire
Qui me laisse esseulé, l’âme nue, en danger …

La solitude est là cramponnée à mes basques,
En compagne fidèle, elle guette mes pas,
Me rattrape toujours et lève tous ses masques ;
Sous son poids, je gémis du levant au trépas …

Je regarde ma vie et sa route frigide,
Moi qui ai longtemps cru devenir un géant,
Me voici sans amour ni maison et livide ; 
Derrière moi l’échec, devant moi le néant ...

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 23:10

Vigne vierge accrochée à l’ivoire des pierres

Blanchies par le soleil, volets bleus, délavés,

Des bosquets de lauriers et des roses trémières,

Un figuier alangui, nuages lessivés

Au surplomb d’une mer aux reflets améthyste,

Dans un coin de garrigue, une maison de pêcheur

Où, paisible le temps, sans secousse, subsiste.

Tout autour de grands pins dispensent leur fraîcheur.

Sous la tonnelle un chat, allongé, se prélasse.

Un homme, près de lui, est assis, il écrit.

Immobile, un lézard, dans l’ombre, se délasse.

Sur la table, en désordre, un feuillet manuscrit,

Quelques mots d’encre noire, une lettre, un poème.

Comme venu d’ailleurs chante un bandonéon,

Une femme fredonne un vieil air de bohème.

Un parfum de moka flotte sur le perron.

À chaque lunaison dans la douceur du vivre,

Sans hâte, mon amour, les yeux entrelacés,

Une à une, effeuillons les pages du grand livre.

Par l’étoile du Sud, tout simplement bercés,

Abolissons le temps des vieilles déchirures.

Sur les rives de l’âge, ensemble à fleur de peau,

Laissons glisser le sable entre nos doigts matures

Et dériver la vie assis au bord de l’eau … 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 22:46

Arrive le moment d’apparaître sans masques,

De l’être à son contraire affronter l’inconnu,

Magma de solitude accrochée à mes basques,

Je dis ma différence et me dévoile nu …

 

Mon cœur est un jardin esseulé dans l’immense.

Afin de voir fleurir le lis des impalas,

Il sème de l’amour le grain et la semence

Et se nourrit de paix quand son corps est trop las.

 

Lorsqu’il se sent perdu dans des lieux de misère,

Qu’il se débat meurtri dans un corset d’acier,

Quand, sur la terre, rode une ombre carnassière,

Qu’une lame pourfend le tronc de l’olivier    

 

Faisant fi des talus escarpés, des épines,

Des ronciers malveillants, des essaims de frelons,

Il plante sur les murs de blanches aubépines

Qu’il tient sous sa tonnelle à l’abri des grêlons …

 

Tourterelle, il palpite et entrouvre ses ailes.

Exaltant les couleurs de son âme d’enfant,

Il chantonne et puis rêve à des aubes nouvelles ;

Poète avant d’être homme, il devient l’oiseau blanc …

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:45

 

Guetteur d’horizons bleus, je disperse les voiles

Fébriles, tourmentés du monde occidental

Et consulte assagi la carte des étoiles.

Dépouillé de mes peurs, des griffes du fatal,    

Je dépose mes pas dans ceux des alchimistes

Qui transformaient jadis le sable en poudre d’or.

La connaissance est là, visions intimistes

De ces liens unissant l’eau, la flamme et la mort …

Animale, instinctive éprise de lumière,

Une femme se pose aux pourtours de mon cœur.

Eau limpide, sa voix gazouille une prière,

Toutes choses ici lui répondent en chœur.

J’écoute résonner l’espérance vitale

Qui scintille au printemps comme un prisme de sel.

J’imagine possible une terre vestale,

Une oasis de paix où l’homme fraternel,

De partager le grain en bonne intelligence,

Accueillerait son frère avec joie et bonheur.

Je rêve d’un jardin bannissant l’indigence,

Les armes, les conflits, la faim, le froid, la peur.

Sous la voute céleste une colombe passe.

Un enfant tend sa main vers le soleil levant.

Un arc-en-ciel se lève et l’orage s’efface.

Des profondeurs s’élève un cantique émouvant,

Un chant universel, celui des origines.

Rêve d’un mausolée au portique accueillant  

Où l’amour puiserait consistance et racines,

Émergence d’un monde altruiste et clairvoyant ! …

 

 

 

 

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 12:13

Qu’importe si mon rêve émerge insaisissable

Et livre son empreinte aux caprices du sable,

D’outrepasser le souffle émanent du trépas

J’en tisse la voilure à chaque nouveau pas.

À toute heure l’espoir au clocher carillonne,

Libre d’imaginer ma plume tourbillonne,

Un sourire, une rose, une offrande du ciel

Et je sème les mots comme des grains de soleil

Qui font parler les murs aux pourtours des venelles

Et se grisent du vent effleurant les tonnelles…

Qu’importe si le temps assèche l’encrier,

Je puise dans la foi la force de crier,

D’un hymne ou d’un poème, étripant tous ses vices,  

Je dessine le monde au gré de mes caprices.

Ici, je donne forme aux êtres délaissés

Qui rodent en silence aux abords des fossés.

D’une image, là-bas j’éveille un paysage,

Je vais, je viens, je chante et danse sous l’orage.

Entiché d’une étoile à chaque instant du jour,

Je consume ma vie au bûcher de l’amour…

Qu’importe si le feu calcine ceux qu’il touche,

Je baise et mord la vie à pleine et grande bouche,

Éclaboussures d’encre au verso d’un buvard,

L’espace se dilate et s’épanche bavard,

Se dévoile niché au creux des métaphores

Dont la poésie emplit les secrètes amphores.

D’un verbe, je suspends le cycle des saisons

Et recouvre l’hiver de vertes floraisons.

Éveilleur d’infinis, roi des métamorphoses, 

Je peins avec des mots l’âme et le cœur des choses…

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 02:38

Endiguer la lumière, épingler le soleil,

Fil à fil dénuder ses couleurs ondoyantes

Et tisser ses rayons en corolles de miel,

Enrubanner ton cœur de douceurs chatoyantes… 

Le poser tendrement sur l’herbe du jardin,

Laisser le vent sécher les larmes taciturnes

Qui ternissent le ciel de tes yeux au matin, 

Libérer cet oiseau de ses ombres nocturnes…

Épandre autour de lui la menthe et le jasmin,

Aromatiser l’air qu’il respire d’épices,

Ensemencer de fleurs l’esquisse d’un chemin,

D’un geste de la main l’extraire des abysses…

Repeindre l’horizon d’une écharpe d’iris,

Composer l’harmonie aux cordes d’une lyre,

L’écouter palpiter dans la claire oasis,

L’éveiller dans un nid de soie et cachemire…

D’un souffle éparpiller les ombres de l’ennui,

Composer un poème impossible à transcrire,

Déposer une clef sur ta table de nuit,

Dessiner au crayon, sur ta bouche, un sourire…

Et puis, à pas feutrés, comme je suis venu,

Disparaitre, partir, me fondre dans l’espace,

M’étendre dans l’oubli, glisser vers l’inconnu,

Sans attente, ne plus penser au temps qui passe…

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 10:01

 

Quand viendra le printemps, les ailes déployées,

Ailleurs, je partirai l’esprit libre et léger,

Nez au vent, sans regret ni larmes dévoyées,

De ce lieu de misère où je suis l’étranger…

 

Escortant du regard le vol des hirondelles,

Je fermerai la porte et ferai mes adieux

Aux objets du passé. Sur des routes nouvelles,

Alors je renaîtrai soudain homme joyeux…

 

J’humerai les parfums de ces herbes sauvages

Qui dansent sous la pluie et suivrai l’arc-en-ciel,

Cette écharpe d’iris effaçant les nuages

Pour laisser place au char rayonnant du soleil…

 

J’immergerai mon corps dans la fraîche rosée

De l’aube accueillante et cueillerai le fruit

Du grand arbre de vie. Enfin apprivoisée,

Mon amère douleur s’estompera sans bruit…

 

Passé le temps du deuil, sur un fil de lumière,

J’irai vers le levant tisser l’existentiel,

J’écrirai mon poème au bord d’une rivière

Et laisserai mon cœur voguer vers l’essentiel…   

 

Je griserai mes sens de la paix retrouvée,

Vagabond sans le sou mais riche d’être aimé,

Je rejoindrai le soir cette femme rêvée

Qui m’attend quelque part sous un dais macramé…

 

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