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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 03:40

De toi, mon cœur résonne encore, funambule,

Comme étreint par le vide, arrêté, suspendu,

Je reste là saisis, sans rien dire, perdu,

Un trouble sentiment doucement déambule...

 

Fugace ton baiser me laisse entre deux mondes,

Somnambule, je pars, orphelin, dérouté,

Etrange impression de vivre en aparté,

De glisser, submergé vers des sources profondes…

 

Je suis, soudain, en terre, inconnue, étrangère,

Je ne sais plus quoi faire, il me faut respirer,

Apprivoiser la vague et me désaltérer

Aux puits du ressenti de l’humeur passagère…

 

Je quitte le chemin des mornes habitudes

Et le long de l’étang, je marche au fil de l’eau,

Sur la rive, je cueille une plume d’oiseau,

Je regarde le ciel, la mer des solitudes…

 

Aucun envoi ne vient disperser le silence

Des mots qui se sont tus mais s'éternisent là

Nomades, tristement beau, vivant au de-là

Du réel, plein d’espoir, d’amour et d’opulence…

 

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 03:33

 Habité par ta voix, suspendu dans le rêve,

J’écoute le silence immerger mon désir,

Le corps en catharsis, naufragé sur la grève,

Je flotte sur le temps sans ta main à saisir…

 

Déraciné, j’attends l’hypothétique signe

Qui me dira : « reviens,  j’ai le besoin de Nous,

De toi tout près de moi…Cet appel même insigne

Dont l’écho me poursuit, que j’implore à genoux…

 

J’imagine mes doigts entrouvrir ton corsage

 Sur ma lèvre posée, empreinte de baiser,

D’une effleure, le vent caresse mon visage

Et je n’ose bouger de peur d’indisposer…  

       

Sentiment d’abandon sous un ciel étoilé,

Assis parmi les joncs côtoyant une eau sombre,

Échoué, je suis là, seul ! A ton souffle accolé,

Dans l’attente espérant le bruissement d’une ombre…

 

Sur le bord d’un étang d’une calme langueur,

Impalpable, la nuit glisse tristement belle,

Une étoile a planté ses yeux noirs dans mon cœur

Et pourtant j’en chéris le sourire rebelle…

 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 22:27

Je me suis enfermé dans un rêve barbare,

Longuement j’ai marché solitaire et hagard,

J’ai dépouillé des yeux les couloirs du hasard

Et je suis resté seul sur le quai d’une gare…

 

J’entendais dissonante une antique cithare

Dont l’écho résonnait comme un vieux corbillard,

Immobile, égaré, reclus dans le brouillard,

Longtemps je suis resté sans étoile ni phare…

 

J’ai senti dans mon dos la lame d’un poignard,

D’en chercher la raison, je n’ai vu qu’un vieillard,

Il est temps d’oublier, la tristesse m’égare…

 

Indifférent à tout, côtoyant le départ,

J’étais là lymphatique au cœur de nulle part,

J’attendais une femme immuable et bizarre…

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:43

Effluence maligne, innommable clameur,

Perfides, dans l’obscur, sur des terres fertiles,

Calomnie et ragots, nauséabonds reptiles,

De sifflements sournois, façonnent la rumeur…

 

Orfèvre en la matière, exécrable l’humeur

Essaime son venin dans les cœurs versatiles,

Enjôleurs ses relents, comme des projectiles,

Gangrènent les cerveaux : s’installe la tumeur…

 

De la bouche à l’oreille, elle enfle, se déforme,

S'envole, se répand, élastique et difforme,

Ne laissant sur ses pas que regards soupçonneux…  

 

Ostracisme et griefs dans les esprits s’activent,

Le conflit n’est pas loin, les frères s’invectivent,

Voyez-les, pour un rien, s’injurier haineux...!… !

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:11

Par la crainte échinés, de douleurs, affligés,

Pour tous les miséreux la terre n’est pas ronde,

Certains n’en voient jamais le bleu de la rotonde ;

Plus défunts que vivants, ils s’abîment rongés…

 

Otages des bas fonds, brisés, désagrégés,

A jamais alités dans les bras de l’immonde,

O ! Combien de noyés sur l’eau trouble du monde,

Comme des poissons morts, dérivent submergés ?

 

Du nord au sud, sans fin, se poursuit l’injustice,

L’innocent en subit la laideur et le vice ;

Sur l’autel du profit l’on immole l’agneau…

 

Liberté…, blablabla…, que de mots inutiles,

De serments bafoués, de paroles stériles…,

Vois ! Caïn, sur les cœurs, resserrer son anneau…

 

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:07

Des enfants chaque jour succombent sous nos yeux,

Celui-là meurt de faim et cet autre agonise,

Que vous dire de ceux que la peur tétanise ;

Complices de leurs maux nous restons silencieux…

 

Plus jamais, que nenni ! D’un euphémisme odieux,

Insensible aux remords le crime s’éternise,

L’homme avec ses démons compose et fraternise :

Dites-moi, bonne gens ! « A quoi rêvent nos dieux ! »

 

Comment avoir la foi ? L’espérance s’envole,

La bête a fait son nid sur la bonne parole ;

Lorsque le cœur est sombre : âcre se boit le vin…

 

Le monde est un enfer impossible à dépeindre,

Pour simplement survivre il m’arrive de feindre

Et de croire à l’amour ce mensonge divin…

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 12:58

J’ai le silence amer de ceux, qui dépités

Mais libres de penser, n’attendent rien du monde

Et se moquent, narquois, de son visage immonde ;

De tout ce qu’il produit d’horreurs et lâchetés…

 

De m’en sentir exclu, j’en sais les cruautés,

L’égoïsme est sa loi, sa nature inféconde,

D’en refuser le prix, fier je me dévergonde

Et lui tourne le dos rêvant d’autres beautés…

 

Misanthrope, je vais dissimuler mes larmes,

Nul ne peut pressentir que j’en forge des armes 

Afin de lui survivre autrement que vendu…

 

Passez donc bonnes gens méprisant ma misère,

Bien que parfois blessante au moins elle est sincère,

De vous, je n’entends pas le message attendu...!

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 00:07

Voyez cet homme aigri laminé par la haine,

Il traîne son mal-être et crache sa rancœur,

Innommable venin empoisonnant son cœur ;

Surgit des profondeurs l’imputrescible chaîne.

 

Insensible, c’est l’œil de la terrible bête,

Celle qui dans la nature humaine a fait son nid,

Dont le souffle putride éveille le banni ;

Suppôt du criminel grisé par sa conquête 

 

Et tous ceux qu’elle approche en consomment les peines,

Nourris par la douleur, les pires sentiments

Emportent la raison sensible aux boniments

De l’esprit corrompu, pourvoyeur de géhennes ;

  

Epouvantable est l’être atteint par la vermine,

Rien ne peut trouver grâce et ses yeux malveillants,

 Sans trêve ni repos, condamnent flamboyants

Tous autres qu’il approche et toujours il rumine…

 

Comme lorsque le ciel se referme sur lui-même

A la morne saison rarement regard fut,

Sans même prendre corps, aussi froid, à l’affût

D’une chose sur qui jeter son anathème…

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 12:53
 

Fauves couleurs d'automne aux pastels vieillissants

Le paysage s'estompe, une feuille s'envole

Et puis une autre encore aérienne et frivole ;

Ne reste de l'été que reflets caressants...

 

Empreintes de baisers aussi doux que blessants,

Nostalgiques vapeurs, le souvenir console

L'exilé qui meurtri loin du monde s'isole

Et du temps amoindri les mille angles cassants...

 

Reclus, mon coeur s'accroche à de tendres nuages

Et sème sa tristesse au gré des paysages ;

De cuivre et d'or ancien il peuple l'horizon...

 

Funambule, le rêve alimente la cendre

Et l'espoir, ce menteur, me dit encore entendre

Des murmures d'amour et j'en perds la raison...

 

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 12:38
 

Tu passes près de moi, merveilleuse et cruelle,

Ton cœur ne me voit plus, il regarde au-delà

l'eau vive de la joie alors à capela

J'arpente de l'ennui la blafarde ruelle...

 

Sans un moindre regard, frivole et sensuelle,

Tu vas indifférente, esseulé me voilà

Ignoré par ton ombre : à quoi bon être là ;

Tu bâtis ma prison d'une habile truelle...

 

Morne et plate étendue aux couleurs de ma vie

S'éternise l'hiver. Ultime et pauvre envie,

Seul le rêve me fait survivre au quotidien...

 

Au matin, je me lève astreint par l'habitude,

Résonne à l'infini la vaste solitude

Et tu mêles ton rire à d'autres que le mien...

 

 

 

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