De la poésie, rien que de la poésie...
Sous l’aile des coteaux, dans l’ombrage des pins, La pivoine et le thym pointent leurs nez timides. Prolixe, le poète ourle ses calepins ; Au creux des feuillaisons, il pleut des éphélides… Matinal, le soleil affûte ses flamberges, Des coulures de miel...
Lire la suiteIvresse du grand large, au fil des caniveaux, Toutes voiles au vent sur de minces rigoles, Des bateaux en papier se moquent des gondoles ; Le rêve, dans leur cœur, tisse des écheveaux… Courses folles, galops, sur des chevaux de bois, Sous les yeux des...
Lire la suiteLorsque viendra le temps des grandes transhumances, Je suivrai le chemin que prennent les ibis. Sous leurs ailes, chantant d’inédites romances, Je sèmerai au vent mes peines de jadis… Sur la lande des jours passent des flamants roses. L’acanthe et le...
Lire la suiteLa nature agonise, il n’est plus un grand fleuve Qui ne soit pollué. La mer est une veuve, Elle va et vient, cherche en vain ses poissons ; Plastiques et pétrole épandent leurs poisons… L’argent ? Me direz-vous : l’homme succombe à ses appâts Et les déserts,...
Lire la suiteAu hasard des trottoirs, de ghettos en taudis, La misère, au matin, compte sa progéniture, Elle fourmille à foison, jusqu’au point de rupture ; Portes closes, nombreux, la regardent ébaudis… Regardez ses enfants, à tout jamais perdus, Chercher de quoi...
Lire la suiteLa lune et le soleil assis entre deux eaux, Font ces alexandrins que chantent les oiseaux, Sur le monde, le ciel dépose un regard tendre ; L’indigo, ce matin, est venu s’y suspendre… Le thym et la lavande embaument les jardins, Sur les laisses de mer...
Lire la suiteJe n’oserai prétendre être un nouveau trouvère, Allant à contretemps, j’écris tout de travers, Je rêve, je divague et chemine à l’envers ; Sur le sable mouillé fleurit la primevère… Ma muse me délivre une œillade sévère, Et d’elle je reçois des volées...
Lire la suiteDans la douceur du soir se retrouver soi-même, Laisser flotter les mots tout le long d’un poème, Écouter le silence assis en fin de vers, En comprendre le sens, son cœur pour univers… Sur le bord d’un layon effeuiller l’asphodèle, Rester à chaque instant...
Lire la suiteMuses et baladins, dans la douceur du soir, Arpentent, en dansant, des chemins de bohème Et composent, en chœur, un long et beau poème ; Le rêve en bout de vers vient, tout près d’eux, s’asseoir… Accueillant en leur sein tout l’ocre d’un genêt, Estampées...
Lire la suiteEntiché d’une étoile, un chantre extravagant, Allant au fil des mots, imagine une histoire. Son ode allégorique enjôle l’auditoire ; Il était une fois sur le bord d’un étang… Inaltérable empreinte inscrite dans l’aubier, Résonne dans son cœur un souffle...
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