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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 09:45

D’un ongle peint l’aurore érafle le voilage

Ajouré de la nuit pâlissante, entoilage

Nimbé d’or le soleil taraude de ses dards

L’ultime obscurité, l’œil aux mille regards

Empourpre l’orient, aux limites du monde

Visible, l’horizon, d’une courbe profonde,

Délimite l’espace où la terre et le ciel

Se caressent d’un doigt délicat et vermeil…

Cristalline, la lune à pas lents se retire,

S’estompe doucement sous un voile de cire,

La déesse harmonie installe son autel

Et tisse de l’amour le lien universel,

Toute chose frisonne au sein de la lumière

Et chante à l’unisson la richesse première,

Le calice des fleurs s’embaume de senteurs

Mirifiques, santal et parfums séducteurs

Exaltent la clarté de l’aube originelle,

Tout n’est que volupté, renaissance éternelle…


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commentaires

M
Un univers auquel je demeure très sensible, les runes, la lune, l'enlumineur...La richesse de votre poésie est stellaire !
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P

Je ne sais pas Maria si ma poésie est stellaire mais je l'espère visionnaire et je la qualifie d'alchimie lyrique, sourire merci de ta sensible lecture...et bel imaginaire à toi 


J
Comment quelqu'un qui se couche aussi tard si j'en crois les heures de mises en ligne de tes textes peut il décrire aussi bien l'aube ? Je ne suis pas sûre que s'embaumer soit correct ..Amitiés.. vigilantes et néanmoins admiratives
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P

Intemporelle la poésie n'a pas de montre Jasmine...
Bisou et merci de cette vigilance...